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07/10/2008
Après plus de trois mois à l'étranger en stage, c'est l'heure de la rentrée sous toutes ses formes. Je reprendrai donc dès cette semaine les mises à jour sur mon blog !
David Ben Gourion


Il y a 60 ans, le 14 mai 1948, David Ben Gourion rentrait dans l'Histoire en proclamant la création de l'Etat d'Israël. 51 ans après l'espoir formulé par Théodore Herzl, le rêve devenait réalité. Terre à l'histoire millénaire, aux racines culturelles mêlées, la terre d'Israël est depuis devenu cette terre fertile des kibboutzim, à la croissance soutenue et à la recherche technologique de pointe.

60 ans après, Israël sans être en paix, n'est plus vraiment en guerre. La situation internationale s'est améliorée, l'Egypte a fait la paix, la Jordanie a fait la paix, la Syrie semble assez encline à faire la paix. Mais le terrorisme a pris le pas sur les combats inter-armées. Le Hamas et le Hezbollah menacent encore et toujours la sécurité de ce pays à l'histoire tourmentée.

Alors aujourd'hui, comme à tout anniversaire d'un ami, on ne peut faire qu'un souhait: qu'avant son prochain anniversaire, Israël connaisse enfin une paix totale et qu'un état palestinien indépendant voit enfin le jour.
Muguet - 1er mai

Et oui ! On peut être de droite et célébrer la fête du travail ! Alors, bon 1er mai!
Mission accomplie pour les défenseurs des Droits de l'Homme, la flamme olympique n'aura pas été épargnée aujourd'hui à Paris. Si l'Etat français comme plusieurs autres Etats n'ont pas manqué de condamner depuis plusieurs semaines les violations des Droits de l'Homme, plus importantes que d'habitude mais pas nouvelles pour autant, qui ont lieu au Tibet, les instances internationales olympiques se sont cantonnées à une neutralité complaisante jusqu'à ce matin.

Le Comité International Olympique aurait-il la mémoire trop courte pour oublier les mauvais choix de 1936 et de 1980 ? En mettant plusieurs semaines avant de condamner les violences qui ont lieu au Tibet et en oubliant de rappeler à la Chine ses engagements sur les Droits de l'Homme, le CIO a fait preuve de lâcheté. Alors oui, je suis favorable au boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin pour dénoncer les promesses non tenues du gouvernement chinois. L'Histoire a bien souvent donné lieu à des cas de conscience internationaux et trop souvent l'inaction et la passivité ont été les choix dominants. Nous devons nous souvenir des erreurs du passé pour aujourd'hui avoir le courage de dire tout haut ce que beaucoup ont peur de dénoncer. La Chine doit préserver et respecter la culture tibétaine dans son originalité et respecter les Droits de l'Homme sur l'intégralité de son territoire.

La France et la Francophonie sont porteuses de valeurs telles que la démocratie et le respect des Droits de l'Homme. Il est de notre devoir de rappeler que la Chine qui se veut exemplaire sur tant de points ne respecte en rien ses engagements sur trop de sujets. Aujourd'hui comme hier, j'ai observé avec joie les difficultés des autorités olympiques à défendre une flamme qui a, depuis trop longtemps, bradé ses valeurs au profit de coups marketing internationaux.

Les sportifs ont légitimement le droit de vouloir participer à ses Jeux Olympiques, nous ne manquerons d'ailleurs pas de les soutenir. Mais cela ne devait pas nous dispenser de dénoncer et de critiquer la simplicité d'esprit du CIO qui a cru que la Chine se forcerait elle-même à respecter les droits fondamentaux de tout Homme. La création d'un badge par les sportifs français, dénoncant le non respect des Droits de l'Homme, est d'ailleurs une initiative plus que remarquable alors que tant de pays et de sportifs jouent les aveugles en se taisant. Ces Jeux Olympiques resteront marqués par cette répression au Tibet, par l'hypocrisie du CIO et par cette flamme de la honte qui voudrait propager des valeurs mondiales que le pays d'accueil ne respecte pas lui-même.
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Les 3 derniers commentaires :
Paul - 11/05/2008 - Mais qui se soucie vraiment de la cérémonie d'ouverture des J.O La ...
Poisson d'avrilCette tradition trouverait son origine en France, en 1564. La légende veut que jusqu'alors, l'année aurait commencé au 1er avril, mais le roi de France Charles IX décida, par l'édit de Roussillon, que l'année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l'année civile n'a jamais débuté un 1er avril.

Si l'origine exacte de l'utilisation des poissons reste obscure (peut-être l'ichtus chrétien), la légende veut que plusieurs de ses sujets se rebiffèrent à l'idée qu'on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l'occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables. Ainsi naquit le poisson, le poisson d'avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n'acceptent pas la réalité ou la voient autrement. Plusieurs usages semblent s'être en fait mélangés, avec celui du carnaval :

  • marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, dernier signe de l'Hiver
  • prolonger la période du carême, où il n'était permis de manger que du poisson,
confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l'année, celle du frai, où la pêche était interdite.

(Wikipedia.fr)

Massoud l'afghan
Ce soir, France 2 programmait un Envoyé Spécial contenant, comme premier thème, un reportage sur l'engagement des troupes françaises en Afghanistan. Ce fut un rappel loin d'être inutile sur l'importance et la nécessité de notre intervention dans un pays ravagé par plusieurs décennies de guerre depuis l'ère soviétique.

Cela fait bien longtemps, pour ma part, que je me soucie, à mon modeste niveau, du destin de ce pays situé aux confins de l'Asie Centrale. L'Afghanistan, je l'ai découvert en me renseignant sur la seule guerre perdue de toute l'histoire de l'Armée Rouge. Je l'ai découvert avec Ahmed Shah Massoud (photos: Reza), cet ami de la France, ce résistant de la première heure qui a donné sa vie pour un Afghanistan libre et démocratique. J'avais été très peiné en apprenant, deux jours avant le 11 septembre, qu'un attentat avait visé sa personne. Pièce centrale d'un schéma terroriste planifié sur plusieurs années, cet attentat devait permettre aux talibans de battre définitivement l'Alliance du Nord, l'armée de Massoud à l'époque, avant la réalisation des attentats du 11 Septembre. Maigre compensation à son assassinat, sa mort intervint trop tard pour que les talibans aient le temps de lancer leur grande offensive.

Aujourd'hui, ce sont les troupes de la coalition qui sont là-bas pour épauler et former l'Armée Nationale d'Afghanistan pour qu'enfin ce pays sorte du joug islamiste et vive à nouveau en paix et en démocratie. Particulièrement concerné par le sujet dans la mesure où l'un de mes proches y sera engagé très bientôt, je demeure convaincu que nos pays doivent s'engager dans ce combat pour la paix. La guerre est loin d'être gagnée dans ce pays où la drogue reste le premier produit et la principale source de devise du pays. Mais la défense de nos valeurs, de notre idéal de liberté et de démocratie auquelle aspirent tant d'afghans est à ce prix.

Aujourd'hui, j'aimerais donc rendre hommage à toutes ces femmes et ces hommes qui restent dans l'ombre et qui sont partis là-bas, parfois pour ne pas en revenir, pour nous défendre. Je voudrais leur dire que j'admire leur courage, leur engagement et la tentation est grande de paraphraser Napoléon Ier s'adressant à la Grande Armée après la victoire d'Austerlitz et leur disant : "Soldats, mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire: "J'étais à la bataille d'Austerlitz" pour que l'on vous réponde : "Voilà un brave."" Près de deux siècles plus tard, le combat pour la liberté s'est déplacé mais demeure le même et là encore, la France est fière de ses "braves".
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